Les Cheerleaders ont depuis toujours étaient associés à l’image des Sports US. Elles ont participé à l’expansion du basket mondiale en étant partie intégrante du folklore du basket et de la culture US. Suite aux changements de mentalités avec la progression des mouvements féministes et “me too” ces dernières années, les Spurs ont retiré leur groupe de Pom-pom depuis 2018. Les Cheerleaders œuvrent dans l’ombre des basketteurs, focus aujourd’hui sur elles et plus particulièrement les Knicks City Dancers.

 

METTRE L’AMBIANCE, TOUT LE TEMPS, PARTOUT

Les Cheerleaders ont plusieurs rôle à jouer au sein d’une franchise NBA, pour ceux ayant déjà assister à une rencontre NBA, on est parfois surpris d’être captivé davantage par le show des temps-mort parfois plus que par le jeu. Le niveau d’attention des spectateurs doit être constant pendant 2h30 pour lui assurer une bonne expérience (et qu’il revienne). Il en est de même du téléspectateur qui doit ressentir l’énergie de la salle, c’est l’image du club qui est en jeu avec la motivation des joueurs.

Les Cheerleaders sont des actrices majeurs dans l’atteinte de cette objectif, en accompagnant les animateurs de jeu, DJ, distribuant les T-Shirt au public et réagissant aux actions du match. En NBA, les Cheerleaders sont composés de femmes, en NCAA on retrouve également des hommes, utile pour porter et lancer les autre cheerleaders au plafond et les rattraper plus bas, ou quelque chose qui y ressemble..En NBA à cela s’ajoute un spectacle de danse lors de la présentation des équipes et pendant un temps-mort.

A New York depuis 25 ans, ce sont les Knicks City Dancers qui ont cette responsabilité, elles partagent aussi la scène avec les Knicks City Kids, un groupe mix d’enfant réalisant des chorégraphies. Les Cheerleaders ont 41 matchs à couvrir par an et possèdent environ 30 chorégraphies de danse moderne, 13 costumes. Le crew est constitué de 30 danseuses, 2 capitaines, pour chaque rencontre entre 14 et 18 danseuses sont convoqués. Il faut saluer la créativité des Miami Heat ayant créer les “Golden Oldies”, un groupe de dance mix de retraité qui dansent pendant les temps mort. Les Knicks City Dancers comme les autres Cheerleaders de la NBA sont également actives en dehors de l’arène sportive, elles accompagnent les joueurs et le club lors de représentation externes. Actions caritatives, conférences de presses importantes.

 

CASTING DE DANSE MODERNE TOP NIVEAU

Devenir Cheerleaders pour une équipe de sport US est un objectif à long terme pour certaine danseuse, étant donné la sélection exigeante. C’est plus de 500 candidates en moyenne qui se présente à l’audition annuelle des Knicks City Dancers, seulement 30 personnes seront choisis. Pour obtenir le droit de participer aux auditions, il faut avoir 18 ans et posséder un solide entraînement technique en danse moderne tout d’abord. Il faut également garantir sa disponibilité pour couvrir l’ensemble des rencontres des Knicks.

Des classes préparatoires en fonction de son niveau sont proposées, mais sont payantes pour les participantes, tout comme les inscriptions aux auditions. Si elles sont retenus, elles participent au training camp des Cheerleaders avant de commencer à illuminer le parquet.

LA PASSION, LES PERSPECTIVES COMME MOTEUR

Les conditions de travail des Cheerleaders a parfois été un tabou en NBA, car la réalité est assez étonnante. Dans un sport professionnel où l’on dépense plus de 100 millions de dollars par an pour payer 15 joueurs, les Cheerleaders ne bénéficient absolument pas de cette manne financière malgré le symbole qu’elles représentent. Elles s’entraînent par semaine sous forme de 2 séances de 3-4 heures et participent au match. A noter que pour les matchs du dimanche, une présence de 8 heures est nécessaires dû aux animations supplémentaires générées par la présence des TV’s, de leur spots publicitaires et du niveau d’animation qui doit être à son top niveau.

A New-York, la rémunération des Knicks City Dancers a été caché et tabou pendant des années, mais si on s’en réfère aux autres franchises, voici un exemple de rémunération. Entre 9$ et 10$ de l’heure et entre 75$ et 150$ par match. Vu la valeur financière des Knicks, on peut imaginer que les Knicks City Dancers sont dans le haut du panier.  

Cela démontre néanmoins qu’être Cheerleader ne peut-être qu’un métier à mi-temps, les filles ne couvrant pas tous les matchs, il y a une rotation, les revenus annuelles de celles-ci plafonnent à 2500€ annuels parfois. Leurs frais, lorsqu’elles représentent les Knicks sont couverts, mais elles doivent ajouter les frais de coiffure et également payer les frais d’inscriptions aux auditions. Assez frappant lorsque les joueurs, employés eux aussi par MSG Company, gagnent entre 15 et 20 millions de $ annuels et que les Knicks ont une valeur marchande d’environ 3,5 milliards de dollars.

Néanmoins, les personnes affluent en masse aux auditions chaque années car les enjeux et motivations ne prennent pas en compte la rémunération. En interrogeant les Cheerleaders, elles décrivent une expérience extraordinaire, un groupe constitué de passionnées de danse possédant un très haut niveau, cela crée des liens. Pour les Cheerleaders, la danse est le moteur principale, comme une consécration dans leur jeunes carrières et un tremplin pour la suite. Certaines d’entre elles poursuivent leur carrière comme chorégraphe, participe à des clips comme Criscia Richardson que l’on retrouvera dans le clip de Pharell. Beaucoup d’entre elles expriment leur motivation par passion pour la danse mais aussi le basket, ou l’équipe pour laquelle elles dansent. Cette politique de rémunération peut se poursuivre face au grand nombre de candidates, elle garantit aussi la motivation élevé des membres du crew.

 

UN TREMPLIN POUR CERTAINE D’ENTRE ELLES

Plusieurs Knicks City Dancers ont pu utiliser cette expérience comme un tremplin, c’est aussi la force d’être Cheerleaders aux Knicks grâce aux opportunités de contact dans le milieu du spectacle et du divertissement. Ce qui est l’industrie de base de MSG Company. Criscia Richardson (ci-dessous à gauche) a effectué un passage dans le clip de Pharell Williams et aussi au cinéma dans Trainwerk.

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Denise Harvey et Amanda Grace furent respectivement directrice des New York Jet Flight Crew et directrice des New Jersey Devils Ice Dancers. Heather Van Arsdel est devenu reporter pour la chaîne WPTZ qui appartient à NBC. Sarah Mitchell (en bas à droite) a joué dans plus de 13 films dont LA LA LAND après être passé par les Knicks City Dancers. Enfin, Asia Nitollano (en bas à gauche) a intégré les Pussycat Dolls avant de faire une carrière solo. Il est certain que sur une ligne de CV, avoir été Cheerleaders d’une équipe de sports US garantit d’autres perspectives par la suite et justifie un niveau de danse incontestable.

Les Pom-Pom Girls restent un symbole du basket américain pour les non initiés et sont parfois en retrait suite au changement de moeurs apparue depuis le début du millénaire. Néanmoins, il demeure qu’au vu de leur motivation et de leur rémunération, elles sont à la fois un paradoxe et une inspiration aux passionnés de leur discipline, malgré leur mauvaises fortune elles montrent leur ambition et leur passion.